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Collisions en vol

5 juillet 2002 / Chroniques du ciel


La collision en vol est l’un des pires soucis des pilotes dans un univers où se meuvent tant d’avions avec parfois de grandes vitesses de rapprochement et l’incapacité le plus souvent de voir venir le danger.

C’est toute la justification de l’existence des aiguilleurs du ciel. Sachant que grâce à l’assurance de cette sécurité on peut assurer une bonne fluidité à un trafic sans cesse croissant.
Ce système a des limites, d’une part il est coûteux, il est susceptible d’erreurs humaines et il n’est pas étendu à l’ensemble des usagers du ciel, en gros, tous ceux qui n’effectuent pas du transport public de passagers ou qui, pour une part, ne sont pas militaires.
Il existe donc le risque de l’erreur et celui de la couverture incomplète de tous les usagers du ciel sans compter que dans certaines régions du monde comme l’Afrique, les océans, les zones désertiques, les services du contrôle aérien sont parfois réduits à peu de chose.
Au contrôle en procédure d’autrefois, qui consiste à faire suivre des routes aux avions et à les espacer largement en temps, en distance et en altitude, le radar a apporté une aide aux contrôleurs. Mais cette méthode a créé un autre danger : beaucoup d’avions qui suivent quelques routes et survolent quelques balises sont donc concentrés dans une faible partie du ciel disponible.

Pour aider les contrôleurs en cas de situation critique on a créé dans certains pays le filet de sauvegarde, qui évalue une potentialité de collision, avertit les contrôleurs et leur permet de détourner les avions concernés.
Voilà donc encore une amélioration… mais là encore, le système était imparfait car lorsque deux avions sont trop proches les tâches se confondent sur les écrans radars et les contrôleurs ne savent plus quoi faire.
Ainsi est arrivé le TCAS, système embarqué dans les avions, qui ne détecte que les autres avions qui sont aussi équipés de répondeurs radars, et en cas de conflit se coordonnent pour proposer de part et d’autre aux avions de monter ou de descendre pour s’éloigner.

Voilà tout le système actuel qui permet de contrôler et de pallier les erreurs de contrôle, faut-il encore se méfier d’un éventuel antagonisme entre consignes humaines et consignes des automatismes. On vient de l’éprouver.

Vous pouvez retrouver cette chronique chaque mois dans la revue Info Pilote de la Fédération Nationale Aéronautique

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