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Faire face

16 mars 1997 / Chroniques du ciel


Faire face, c’était la
devise de Guynemer, le romantique pilote, héros de la
guerre de 14, mort au champ d’honneur. Faire face,
c’est aussi huit décennies plus tard, le titre du
livre dans lequel l’ancien chef d’état major
de l’Armée de l’Air, le général Fleury,
raconte ses mémoires, toujours intéressantes bien sûr,
de la part d’hommes qui ont exercé de hautes
fonctions et d’autant plus dans son cas, pour avoir
commandé les forces aériennes stratégiques, dirigé
l’état major particulier du président de la
république François Mitterrand et occupé ensuite le
poste de chef d’état major de l’Armée de
l’Air pendant la guerre du Golfe.
Cette guerre, que lui aussi
résume à trois chiffres, sept mois, quarante-trois
jours et cent heures. Sept mois pour acheminer la
logistique des pays alliés pour libérer le Koweït,
quarante-trois jours d’opérations aériennes, et
cent heures de combats aéroterrestres.
Libre de s’exprimer
aujourd’hui, le général Fleury dans
" Faire face " révèle ou confirme
bien des éléments précieux pour mieux comprendre
pourquoi l’Irak de Saddham Hussein ne s’est
quasiment pas défendu, pourquoi ce sont de longues
opérations aériennes qui ont emporté la décision,
celles-ci ne pouvant être matérialisées que par une
savante manoeuvre des troupes au sol. On comprend aussi
à quel point était difficile la situation des chefs
militaires tiraillés entre le président de la
république, décidé à obtenir, même par la force la
libération du Koweït, et son ministre de la défense,
opposé à cette guerre. Et le général Fleury confirme
que si le but était bien la libération du Koweït,
faisant d’une pierre deux coups, les Américains ont
voulu, sans doute à juste titre, que les premiers
objectifs visés par les armes de haute technologie
soient les sites nucléaires, les usines de produits
chimiques et les dépôts d’armes, car
véritablement et à court terme, on craignait que
l’Irak ne devienne une puissance impossible à
contenir sans un conflit éventuel d’une bien plus
grande ampleur. Plaidoyer pour les armées de l’Air
ce livre est aussi le témoignage d’une vie bien
remplie.

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