Accès rapide

Catégories

Une Brève Histoire de l’Aviation. Michel Polacco. (JC Behar Ed)
Du Bonheur. Michel Serres. Michel Polacco
De l’Impertinence (Michel Serres, Michel Polacco)
Défendre la langue Française (Serres Polacco) Le Pommier Mai 2018
Crash : Pourquoi des avions s’écrasent encore ? Michel Polacco. Oct 2017
De l’Amitié (Michel Serres, Michel Polacco)
Drones, l’aviation de demain par Michel Polacco. (Privat, Ed 2016)
A 380 avec 650 passagers !

Michelin NZG : Au-dessus de tout ! (17/6/15)

18 juin 2015 / Chroniques du ciel


Michelin et l’aviation c’est une très belle histoire !

 

Aujourd’hui, le leader du pneumatique mondial se place en tête des fournisseurs de pneus modernes sur le marché des avions civils et même militaires.

On sait que Michelin équipait la navette spatiale américaine, dont les atterrissages se faisaient à plus de 300 km/h au toucher. Michelin a construit des Michelines (autorails) équipées des fameux moteurs de la firme Hispano-Suiza, spécialistes des moteurs d’avions qui a produit le moteur du SPAD de Georges Guynemer, le héros et As de la guerre de 14/18, et des appareils de l’Escadrille des Cigognes dont HS porte l’emblème avec fierté.

 

Pendant cette difficile période, les ateliers Michelin produisaient les avions Breguet-Michelin. On peut en voir un au Musée « l’Aventure Michelin » à Clermont Ferrand, le siège historique de la firme. Seule firme française internationale à ne pas avoir son siège à paris (Airbus est située à Toulouse et est internationale)

 

Et en 2000, après le si triste accident du Concorde à Garges-les-Gonesses, suite à l’éclatement catastrophique d’un pneu, Michelin qui n’avait pas été choisie pour équiper les Concorde, a proposé une nouvelle invention : le NZG, Near Zero Growth, un pneumatique qui enfle peu avec la chaleurs due au frottement du décollage ou de l’atterrissage, et qui, s’il éclate, ne répand que de petits débris. Ce pneu a sauvé Concorde qui a repris son envol en novembre 2011, jusqu’à sa mise à la retraite en 2003, après 27 ans de bons et loyaux services, et plus de 30 années en vol !

 

Ce pneu, le NZG était alors à l’étude. Devant succéder à la première génération des pneus « radial » dont Michelin fut déjà l’inventeur.  Et  la série Concorde a entraîné le développement de pneus plus sûrs pour les avions de ligne souvent confrontés à des éclatements.

 

 

Le NZG (nom officiel Air X) équipe les A 380, d’Airbus, le nouvel A 350, l’Airbus A 340-600, et le dernier A 320 néo, dont 4000 exemplaires sont déjà vendus alors qu’aucun n’est encore en service !

Cette année au Salon du Bourget, Michelin a dévoilé la liste de ses clients, de plus en plus nombreux pour équiper leurs avions : Boeing, pour le nouveau 737 max, près de 4000 exemplaires également déjà vendus avant la mise en ligne, les Boeing 777-300 ER, les plus lourds, les Dreamliner 787-800 et 900, tout cela en exclusivité la plupart du temps, dès livraison de l’avion. client également le nouvel ATR-72, l’Embraer 170 et le 190, le Bombardier CSéries 100 et 300 qui termine juste ses essais en vol.

 

Et il faut ajouter l’aviation d’affaires,  avec les Falcon 2000, Falcon 7X et 8X, ainsi que le prochain Falcon 5X. NZG aussi sur les Cessna Citation jet, Latitude, etc….  Et les avions militaires nombreux, dont le Rafale pour la Marine Nationale. Robuste à l’appontage !

 

 

Le NZG est plus léger, il fait gagner du poids aux avions, (12kg par roue sur un Boeing 737 max, soit 48 kg). Il peut faire entre 50 et 100 % d’atterrissages en plus, car il est moins fragile et s’use moins : on passe de 250 touchers à 400 voire 500 sur le même avion (Embraer 170) !

On économise en conséquence du carburant, car moins de poids à transporter, etc.

 

 

La gomme est plus tendue, il y a moins de couches, ou nappes, moins de séquences de de remplacement, plus d’économie, et de sécurité…. Ces pneus peuvent supporter couramment  des vitesses de décollage ou d’atterrissage de 400 km/h, ce qui est sans précédent !  Pression de 28 bars pour les plus gonflés, de 15 bars pour les moins gonflés, bien différent de nos automobiles. Chaque roue peut supporter un poids atteignant 35 tonnes sur par exemple l’Airbus A 350-900 avec une vitesse de près de 400 km/h !

 

Et une seule entreprise s’est lancée dans ce type de pneus : Le japonais Bridgestone. Donc un seul concurrent.

 

 

Pour les amoureux de Michelin, dont je suis, de quoi être fier… Quelle belle entreprise, imaginative, créative, riche de ses personnels !

Michel Polacco

 

 

787 Pneus Michelin @boeing Pneus Michelin NZG sur un Boeing 787 @ Boeing

 

 

 

Michelin NZG Collection des NZG pour l’aviation @ Michelin

 

 

Lire le dossier de presse Michelin : Cliquez

 

 

Juin2015-Michelin-Bourget-FR