Elisabeth Boselli
8 mars 2026 / Aviation.
.
Aviatrice. Pilote militaire. Une des premières brevetées « pilote opérationnelle ». .
Une amie aussi à l’aéroclub de France où elle faisait partie des membres les plus actifs. .
.
.Description :
Nature de l’envoi : Lettre internationale
Poids maximum : 250 g
Destination de l’envoi :Â International.
Texte La Poste :
.
En 1945, sur une initiative du ministre de l’Air Charles Tillon, la France ouvre la formation de pilote militaire aux femmes. Élisabeth Boselli, 31 ans, diplômée de l’École des sciences politiques en 1935, passionnée d’aviation et brevetée pilote depuis 1938, saisit cette chance. Engagée au grade de sous-lieutenant dans l’armée de l’Air, elle s’entraîne sur plusieurs avions, dont le mythique chasseur Dewoitine D.520, et obtient le 12 février 1946 son brevet de pilote militaire n° 32939. Elle est la première Française à détenir cette qualification, mais elle est démobilisée la même année, après avoir refusé un emploi administratif, le personnel féminin n’étant plus autorisé à voler. En 1952, alors qu’elle a déjà battu plus records féminins en altitude, Élisabeth Boselli réintègre l’armée de l’Air, puis entame une qualification sur avion à réaction à l’école de chasse de Meknès, au Maroc. Elle décroche alors plusieurs records du monde sur Mistral, dont celui de distance en ligne droite de Creil à Agadir en 1955, avec 2 331 km parcourus en 3 h 30. En 1957, souhaitant servir en Algérie, elle est affectée à l’escadrille de liaison aérienne 54 (ELA 54) sur des missions d’évacuation sanitaire et de liaison dans des conditions difficiles – qui lui valent trois citations –, puis au groupe de liaison aérienne 45 (GLA 45), comme factrice du ciel, assurant la distribution du courrier pour les troupes au sol. Ayant accompli 254 missions de maintien de l’ordre pour 729 heures de vol, dont 89 missions de guerre, membre de l’Aéro-Club de France depuis 1948, titulaire de la Légion d’honneur, médaillée de la croix de la Valeur militaire et de l’Aéronautique, Élisabeth Boselli se retire du service actif en 1969 avec le grade de capitaine – attaché-rédacteur de première classe. Elle décèdera le 25 novembre 2005 à l’âge de 91 ans..
© La Poste – Laurent Albaret, Historien, administrateur de l’Aéro-Club de France – Tous droits réservés.
Ce timbre est valable pour les envois à destination du monde entier..
.

.Valeur Faciale : 11,65€
Auteur : LAZAREVIC Sarah
Date de l’émission : 23/03/2026
Format : 52 x 31 mm. Gommé.
Nombre de timbres par présentation : 1
Nombre de timbres : 12
.
.
Bien moins connue qu’Hélène Boucher, que Jacqueline Auriol ou Marie Marvingt, Elisabeth Boselli (1914-2005) fut une grande aviatrice française, vélivole et pilote militaire, détentrice de nombreux records. La Poste émet un timbre à son effigie qui paraîtra le 23 mars 2026..
Brevetée pilote civile avant guerre, elle s’engage dans l’armée de l’air en 1944. Elle est brevetée pilote militaire en 1946 (n°32939) et se fait lâcher sur Dewoitine D.520 en compagnie de Suzanne Melk à l’école des moniteurs de Tours. Mais les restrictions budgétaires entraînent la fin des vols d’entraînement féminins en juin 1946. Boselli repart dans le civil pour poursuivre sa formation à Saint-Yan. Elle obtient un brevet de vol à voile à Beynes et bat plusieurs records d’altitude féminins en 1948 puis découvre l’hydraviation aux USA..
L’Armée de l’Air se rapproche d’elle en 1952 pour armer une escadrille de présentation sur Stampe. A l’école de chasse de Meknes, elle est lâchée sur monoréacteurs T-33 et Vampire/Mistral. Au cours des mois suivants elle bat plusieurs records à bord de monoréacteurs Mistral..
– Le 26 janvier, c’est le record du monde féminin de vitesse en circuit fermé sur 1000 km qui tombe, à 746 km/h…
– Un mois plus tard, elle enlève le record du monde féminin de distance en circuit fermé sans escale avec 1840 km sur l’itinéraire Mont de Marsan-Oran et retour..
– Le 1er mars 1955, elle bat le record du monde toutes catégories de distance en ligne droite entre Creil et Agadir avec 2 331,220 km parcourus en 3 h 30..
Délaissant ensuite les avions à hautes performances, elle participe à la guerre d’Algérie en accomplissant 335 missions de liaisons et d’évacuations sanitaires. Elle quitte l’armée de l’Air en 1969 avec environ 900 heures de vol..
Le timbre que publie la Poste, en un hommage légitime, porte la mention « première femme pilote de chasse » qui peut faire débat. Rien dans son parcours n’indique qu’elle a été qualifiée pour cette spécialité et qu’elle aurait pu être engagée au combat sur avions d’armes notamment à réaction. Néanmoins elle a bien volé sur des avions de chasse, du Dewoitine D.520, sur lequel elle affiche un total de 3h45, au Vampire/Mistral en passant par le P-47 Thunderbolt..
La première française dument qualifiée pilote de chasse et opérationnelle dans cette spécialité reste Caroline Aigle (1974-2007), brevetée à l’École d’Aviation de Chasse de Tours en mai 1999 puis affectée sur Mirage 2000 à Dijon. Néanmoins, l’Association Française des Pilotes de chasse (APC) reconnaît Élisabeth Boselli comme appartenant a leur communauté…
.
Texte AeroBuzz







